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[ɑ̃tʁ] est une errance faite de mélancolie et de traversées. C’est l’occasion qui m’a été donnée d’aller au-delà d’un objet matériel, dans ce cas-ci le dessin, pour en faire un outil qui conduit vers autre chose. 

"Avec [ɑ̃tʁ] je poursuis mes recherches sur l'oeuvre comme objet initial plutôt que final."

L'oeuvre devient alors le commencement d'une autre forme, elle est réinterprétée, réutilisée afin de produire encore, proposer un décalage. Dans ce cas-ci, mes dessins ont été scannés, mis en négatif avant d'être animés et projetés soit sur des corps soit sur d'autres oeuvres. Le dessin est alors le point de départ d'une nouvelle oeuvre, la musique improvisée construit l'oeuvre dans son ensemble.

Ces sons, ces dessins animés sont une sorte d’appel d’air et de glissement des errances. 

Ces projections ne sont que la lumière que nous sommes capables de produire. 
Cette traversée n’est que le reflet des émotions que nous avons ressenties à des moments, à des moments de nos vies.

Un corps dans l’espace, réincarné.
Vous y plonger. 

Sentez le bruit, prenez-en sa mesure, parfois jusqu’à la déchirure. 
Trouvez la mélodie enfouie.

Un compagnonnage.
Sur ces chemins que vous avez déjà traversés.
Que j’ai traversé.
Que nous avons traversés, ensemble ou séparément.

Un temps de repos.
De repos. N’allez pas chercher le sens, trouvez la disonance qui vous en éloigne. 

 

"N’allez pas chercher le sens, trouvez la disonance qui vous en éloigne." 

[ɑ̃tʁ]

« Je ne sais pas ce que je produis. Je ne l’ai jamais su. Je n’ai jamais produit pour produire du sens, sauf peut-être celui qui arrive après, dans un second temps, le temps d’une révolution »

Depuis 2022, Fred Treffel s'est engagé dans un processus de production d'installation et de performance mêlant art plastique, projection, musique électronique improvisée et lecture. Ces installations de type immersives conduisent le spectateur à s'emparer de l'oeuvre tout en créant un moment unique, partagé par celles et ceux présents lors de la performance. Le non recours à l'enregistrement ou à des instruments permettant de reproduire de façon assurée une intervention, engage l'artiste dans un processus de production du moment. En outre, les diverses collaborations tant avec Mandrill Kin qu'avec Susanne Bentley lui permettent de se nourrir et nourrir son travail par d'autres énergies, créant ainsi des formes de croisements inattendus.

Le choix de la brièveté dans le temps de ces installations vient de son envie de produire des temps forts de rencontre. Souvent le temps d'installation est d'ailleurs supérieur au temps d'accès public. Se noue alors un rapport privilégié au lieu dont il s'inspire pour produire des installations à chaque fois uniques.

Fred Treffel aime également investir des lieux dont la destination initiale n'est pas liée à l'art. Ce peut-être des hangars, des espaces en friche. Totalement autonome techniquement, une prise électrique lui suffit pour produire des temps d'émerveillement. 

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